La place du VHDL

Nous avons eu une belle réflexion dans mon département à propos de la place du VHDL dans notre programme de baccalauréat en génie électrique.

D'une part, il est indéniable que tout ingénieur qui se veut sérieux en conception de systèmes numériques doit connaître le VHDL qui est le principal outil pour travailler sur FPGA. D'autre part, certains étudiants nous soulignent que des employeurs de stage mentionnent la pertinence de connaître le VHDL. Il m'apparaît clair que le VHDL doit faire partie de notre curriculum.

Le problème consiste alors à trouver une place pour le VHDL dans un programme déjà très lourdement chargé. Nous avons mis le doigt sur deux endroits. Le premier endroit est la session S2 (première année), où l'introduction aux circuits logiques est faite. Cette introduction est divisée en une introduction aux circuits de logique combinatoire, suivie d'une introduction aux circuits de logique séquentielle. C'est dans la partie de logique séquentielle que le VHDL pourrait être présenté pour une première fois. L'inconvénient est que le VHDL se prête moins à un effort pédagogique en circuits logiques qu'une entrée de circuits sous forme graphique telle que nous le faisons actuellement.

Le deuxième endroit est la session S5 (deuxième année) dont le thème est les systèmes numériques. Cette session est très chargée et il n'est pas évident qu'on pourra y insérer le VHDL. C'est à suivre donc. Néanmoins, l'idée serait de faire en sorte que les étudiants, alors plongés dans une session de traitement numérique de signaux, puissent avoir l'opportunité de mettre à main à la pâte tant avec processeur DSP qu'avec FPGA.

Billet publié le mardi 14 juillet 2009, sous la rubrique Systèmes numériques.