Il faut que je développe la fonction "Commentaires"...

Cette semaine, mes étudiants m'ont fait part de l'intérêt qu'ils ont eu à lire mon blogue. C'est le premier feedback, feedback obtenu en personne, que j'obtiens de leur part. Ils m'ont parlé de ma chaise haute à vendre, de mon expérience à la Table du Chef. Ils ne m'ont pas parlé de VHDL ou de véhicule électrique mais c'est quand même encourageant: ils m'ont lu.

J'avais auparavant reçu du feedback d'un lecteur à la suite de mon intervention sur un article de Radio-Canada à propos des subventions du gouvernement ontarien pour le véhicule électrique. Le feedback ne portait pas sur le contenu, il portait sur la forme! À l'époque, mon blogue était écrit en bleu pâle sur bleu foncé, ce qui rendait la lecture difficile.

J'apprécie tous les feedback mais celui de mes étudiants est celui qui m'est le plus précieux. Si j'ai démarré ce blogue, c'est d'abord parce que je veux voir où ça peut aller d'un point de vue pédagogique. Ce premier feedback des étudiants est intéressant: on dirait que le blogue leur offre une vue sur certains aspects de ma vie privée, ce qui pourrait possiblement contribuer à "humaniser" le professeur d'Université... Mais j'ai hâte que le feedback soit technique!

Tout ceci me fait penser qu'il faut que je me dépêche à développer la fonction "Commentaires" de mon blogue. J'ai l'impression que le fait que cette fonction ne soit pas encore active me fait manquer plusieurs opportunités de feedback. Aussi, j'ai récemment eu un manque de disponibilité pour écrire: corrections, demandes de subvention, etc. m'ont bouffé tout mon temps. J'ai néanmoins des trucs en préparation dont un billet sur l'évaluation du taux d'erreur d'un lien de communication et un autre sur la récente nouvelle où l'on apprend qu'Hydro-Québec haussera ses tarifs. "Stay tuned" comme on dit en chinois...

Billet publié le vendredi 31 juillet 2009, sous la rubrique Internet.

Une petite balado à propos du projet Phoebus

Il y a une dizaine de jours, j'écrivais à propos du projet Phoebus dans le cadre d'un billet sur la voiture électrique. Hier matin, j'ai participé à la création d'une baladodiffusion à propos du projet Phoebus. Grand merci à Marty qui nous aide bien dans nos efforts de visibilité!

Billet publié le samedi 25 juillet 2009, sous la rubrique Énergie électrique.

"Recognition and Tracking in Sparse Range Data"

J'ai eu l'immense privilège d'assister à une conférence du professeur Michael Greenspan de Queen's University. Le professeur Greenspan s'intéresse à la vision par ordinateur dans un contexte de robotique. D'ailleurs, en guise d'amorce à sa présentation, il a présenté une vidéo de ses travaux réalisés sur un robot capable de jouer au billard. Un peu comme Deep Blue est un joueur d'échecs qui met à l'épreuve les meilleurs joueurs d'échecs humains au monde, l'ambition de Deep Green - c'est le nom du robot joueur de billard - est de mettre à l'épreuve les meilleurs joueurs de billard. Le robot peut voir la table avec sa caméra, analyser la situation et choisir le meilleur coup à faire en fonction de sa stratégie. Plutôt impressionnant! Je ne sais pas toutefois à quel point Deep Green peut rivaliser avec les meilleurs joueurs humains au monde.

Mais le sujet de la conférence n'était pas le jeu de billard. C'était une conférence à propos d'un algorithme qui permet à un système de vision robotique de reconnaître des objets de forme quelconque, peu importe leur position ou leur orientation dans le champ visuel, et d'en faire suivi en cas de mouvement (le titre de mon billet est le titre de sa conférence). Je n'expliquerai pas moi-même le détail de l'algorithme. Ce que je veux vous rapporter, c'est que la conférence a touché deux aspects que j'ai déjà traités dans mon blogue.

D'une part, le professeur Greenspan mentionne que son algorithme se base sur une surface d'erreur dans un espace à sept dimensions (trois translations, trois axes de rotation plus la valeur de la fonction d'erreur elle-même). Je ne sais pas si vous savez à quoi ça ressemble une surface d'erreur dans un espace à sept dimensions... Absolument pas trivial à visualiser. Je vous écrivais, il y a quelques temps, à quel point la visualisation des données peut être une clé en recherche. Je suis persuadé que le professeur Greenspan fait avancer substantiellement ses travaux chaque fois qu'un de ses étudiants gradués met au point un nouvel outil pour visualiser les données.

D'autre part, le professeur Greenspan a fait état de la difficulté qu'il a éprouvée à matérialiser son algorithme à l'aide d'un FPGA. Dans son système, le goulot d'étranglement étant la vitesse à laquelle les systèmes de vision stéréoscopiques parviennent à sortir les données brutes pour les fournir à l'algorithme de traitement, l'idée était d'intégrer, grâce au FPGA, l'algorithme à même la caméra stéréoscopique. J'ai demandé au professeur Greenspan les raisons pour lesquelles la matérialisation sur FPGA avait été difficile. Était-ce en raison de la nature de l'algorithme qui se prête mieux à un traitement séquentiel plutôt qu'à un traitement parallèle? À ma grande surprise, la difficulté principale du professeur Greenspan était son manque de connaissance des outils permettant de travailler avec les FPGAs! Et ceci rejoint mon billet précédent qui s'intitulait "La place du VHDL". Ça me réconforte dans la réflexion qui est en cours dans mon département. Le VHDL est un outil indispensable que tout ingénieur qui se veut sérieux en conception de systèmes numériques doit maîtriser.

Et finalement, les travaux du professeur Greenspan ne visent pas uniquement à battre les meilleurs joueurs de billard humains. En fait, il nous a présenté une application dans le domaine spatial. Ses algorithmes pourraient être utilisés par des robots-satellites dont la tâche serait d'intervenir auprès de satellites en difficulté. Les algorithmes du professeur Greenspan pourraient servir au contrôle d'un bras automatisé qui aurait la tâche de saisir un satellite sur lequel il faut intervenir. Comme quoi, passer ses soirées à jouer au billard peut parfois apporter une grande valeur à la société!

Billet publié le mardi 21 juillet 2009, sous la rubrique Technologie en général.

"Pourquoi bloguer dans un contexte d'affaires"

Je viens tout juste de terminer la lecture du petit (150 pages) livre "Pourquoi bloguer dans un contexte d'affaires". Ce livre, paru en 2007 aux Éditions Isabelle Quentin, est un assemblage de petits essais dirigé par Claude Malaison. Dix blogueurs réputés du Québec se sont vus se faire assigner un thème particulier: bloguer pour influencer, bloguer pour vendre, bloguer pour informer, etc..

C'est plutôt réussi comme ouvrage. Si j'étais actif en affaires, la lecture de ce livre m'inciterait fortement à considérer le blogue comme outil d'affaires. J'aime bien aussi sentir le ton "québécois" du livre. Nous ne sommes pas en présence d'une traduction d'un livre états-unien ou d'un livre écrit par des français de France.

Le style d'écriture de chacun des dix blogueurs s'exprime assez bien. On voit qu'il y a eu certaines directives qui ont été données à la commande des textes (comme, par exemple, la création d'encadrés (ils en ont tous, sauf Claude Malaison qui ne s'est probablement pas lui-même donné la directive!)) mais chacun possède un style d'écriture propre et distinct.

Les sections que j'ai le plus appréciées sont (par ordre d'apparition dans le livre):

  • Bloguer pour vendre (Michel Leblanc): Très direct, très pratique dans son approche. Ne s'enfarge pas dans des notions théoriques - se contente d'être direct avec ses conseils ("Gardez votre blog simple...", "Ne cherchez pas à être célèbre...", etc.).
  • Bloguer pour apprendre (Mario Asselin): Étant moi-même professeur, j'étais plutôt sensible à cette section du livre. Mario Asselin rapporte très bien la génèse de son expérience de blogueur. On sent tout l'aspect expérimental de l'opération. Il me réconforte dans mon choix d'essayer le blogue dans un contexte d'enseignement.
  • Bloguer pour se définir (Sylvain Carle): Bien sûr, le propos lui-même est intéressant mais c'est aussi le fait que Sylvain Carle semble avoir passé quelques temps dans la Silicon Valley qui m'accroche. Moi aussi j'ai fait mon bout de chemin dans la Silicon Valley au début des années 2000, dans le temps où on pouvait devenir millionaire si on savait ce que signifie l'acronyme DWDM. Mais à l'époque, il ne me serait pas venu en tête de créer un blogue. J'étais dans une logique purement mercantile et dépassée. Mes idées, je les gardais pour moi - quelle erreur! Aujourd'hui, professeur dans une université, il me faut partager mes idées... La société me paye pour ça.
  • Bloguer pour se souvenir (Claude Malaison): Probablement le plus cérébral de tous. Mentionne le lifelog ou carnet de vie. C'est intéressant comme concept. Il me rappelle que j'ai eu le privilège, au "International Symposium on Wearable Computing 2008", de voir une petite caméra développée par Microsoft et qui était destinée à être portée par un individu pour enregistrer toute sa vie.

Je me suis demandé quelle était la pertinence du petit glossaire en fin de livre. C'est OK mais je n'ai pas senti que j'en avais besoin. Plusieurs des termes qui y sont définis ne sont même pas utilisés dans le livre. Et, sur le plan technique, certaines des définitions sont plutôt naïves (e.g. définition du peer-to-peer qui se mélange avec la topologie client-serveur et qui, semble-t-il, permet d'éviter les actions en justice! Je comprends parce que j'en sais plus que ce qui est écrit dans le livre à ce sujet - et je n'ai alors pas besoin du glossaire.).

Pour ma part, je cherche encore à comprendre pourquoi bloguer non pas dans un contexte d'affaires mais plutôt dans un contexte d'enseignement supérieur. Mon blogue est encore très très jeune et pas encore complet du point de vue technologique (je suis en train de me construire mon propre CMS pour gérer mon blogue... simplement par plaisir). J'espère qu'un jour je pourrai prendre part à un ouvrage tel celui que je viens de discuter en prenant la responsabilité du thème "Bloguer pour enseigner".

Billet publié le dimanche 19 juillet 2009, sous la rubrique Lecture.

La Table du Chef

Je ne peux passer sous silence l'excellent dîner qu'Anie et moi avons eu au restaurant "La Table du Chef" de Sherbrooke hier midi.

En entrée, Anie s'est offert le croustillant de canard et julienne de légumes thaï, chutney de carotte, tandis que moi j'y suis allé avec la roulade de tomates marinées, farce de fromage et réduction de balsamique. Ma roulade de tomates était à tomber par terre! Seul regret: deux roulades, ce n'est pas suffisant! Il en faudrait au moins trois...

Pour le plat principal, Anie y est allée avec le poisson du jour qui était une truite saumonée. Je n'y ai pas goûté mais Anie a mentionné que tout l'ensemble qui accompagnait la truite constituait un assemblage de goûts très réussi. Pour ma part, je suis allé dans la roulade all the way: roulade de veau aux petits légumes, réduction de canard au paprika fumé. MIAM!

Pour accompagner le repas, Anie a choisi un verre de blanc Utiel-Requena Hoya De Cadenas 2007, Vincenzo Gandia, Espagne. C'est un cépage que nous ne connaissions pas vraiment et c'était plutôt doux comme goût, très agréable. J'ai choisi un verre de rosé Valle de Colchaga Rose Pivoine 2008, Kankura, Chili. Au nez, il me faisait penser à un Riesling. C'était aussi très agréable comme vin, plus poivré que ce qu'Anie a choisi.

Et pour dessert, Anie s'est contentée de la crème brûlée au miel de la Douce Miellée et moi j'ai choisi la torte au chocolat noir et sorbet aux fruits de la passion. Nous avons cherché le miel dans la crème brûlée. Honnêtement, nous ne l'avons pas trouvé - ça me semblait une crème brûlée à la vanille bien standard. La torte était chocolatée comme je l'aime.

Pour conclure, j'ai pris mon habituel café régulier alors qu'Anie a commandé un thé Earl Jones... euh... Earl Grey (s'cusez, la fourche m'a langué). :)

Billet publié le vendredi 17 juillet 2009, sous la rubrique Bonne bouffe/bon vin.

Voiture électrique: nous ferons-nous damer le pion par les États-uniens?

Voilà que j'apprends ce matin que le gouvernement ontarien offrira jusqu'à 10k$ pour l'achat de véhicules verts. On en parle ici aussi. Ce n'est pas fou d'orienter la consommation plutôt que d'influer directement sur les efforts de recherche et développement. Si les consommateurs sont au rendez-vous, la R&D suivra le marché. Approche market pull plutôt que technology push... peut-être la seule vraiment efficace dans un contexte de commodité.

Je ne sais pas à combien ça montera au total par année pour le gouvernement ontarien. 10k$ n'est pas astronomique mais s'il n'y a que 1000 personnes qui s'en prévalent, c'est quand même 10M$. Encore ici, ce n'est pas astronomique mais c'est substantiellement plus que ce qu'on fait au Québec, à ma connaissance (et, svp, laissez-moi savoir si je suis dans l'erreur).

Il y a un peu plus d'un an, les cours de l'essence à la pompe atteignaient des niveaux sans précédents. Dans une discussion de couloir avec le professeur Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche de l'Université de Sherbrooke, je lui exprimais mon incompréhension devant le fait que le Québec n'est absolument pas un leader dans le domaine du véhicule électrique malgré nos réserves hydroélectriques renouvelables uniques au monde. Je lui disais que c'était grâce à la vision des politiciens des années 60 et 70 si le Québec se retrouve aujourd'hui dans une situation énergétique qui fait l'envie de tous sur la planète. "À mon avis, le temps est venu pour le gouvernement québécois de montrer une vision forte qui permettra au Québec de s'affranchir au maximum du pétrole en tirant profit de notre potentiel énergétique renouvelable." lui dis-je, pensant qu'il était temps de faire passer le Québec dans une nouvelle ère.

Ce que j'avais en tête, c'est la mise en oeuvre d'une action gouvernementale qui stimule à la fois notre industrie et nos institutions d'enseignement supérieur pour le démarrage de projets de recherche et développement visant, par le développement de l'industrie du véhicule électrique au Québec, d'abord un affranchissement par rapport au pétrole puis une exportation en Amérique du Nord de notre énergie électrique renouvelable et une exportation à l'échelle mondiale de notre savoir-faire. J'attends encore.

Cette année à l'Université de Sherbrooke, nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes avec le projet Phoebus. Nous avons démarré un effort facultaire où, dans un premier temps, 31 étudiants de génie mécanique et de génie électrique en dernière année de baccalauréat, des presqu'ingénieurs, s'affairent à mettre au point un véhicule électrique adapté aux conditions hivernales canadiennes. L'objectif est de réaliser une traversée du Canada en hiver (avec plusieurs recharges bien sûr!). Et, dans un deuxième temps, ... hum ... c'est trop tôt pour moi pour écrire à ce sujet.

Bref, le projet Phoebus est notre façon de prendre le leadership dans le domaine du véhicule électrique. Ces 31 ingénieurs que nous formons sur ce sujet sont les ingénieurs qui porteront cette industrie sur leurs épaules dans quelques années. SVP, si vous pouvez aider l'équipe pour le financement du projet, n'hésitez pas à entrer en contact avec moi et je pourrai vous mettre en touche avec les personnes responsables qui vous présenteront le dossier de commandite du projet. Les universités au Québec sont sous-financées, alors on fait comme on peut - on va vendre du chocolat s'il le faut.

Et voilà que les États-uniens injectent massivement de l'argent pour sauver leur industrie automobile. Obama n'est pas fou et ce n'est pas seulement pour sauver des emplois qu'il agit ainsi. L'industrie automobile a le mandat de se renouveler technologiquement et ça passe par le véhicule électrique. Il y a une drôle de conjoncture actuellement aux États-Unis. D'une part, les capitalissses qui ne croient pas du tout à cette histoire de réchauffement climatique voient quand même l'avenir dans le véhicule électrique puisque cela permet aux États-Unis de s'affranchir du pétrole venant de l'extérieur du pays. D'autre part, les environnementalissses qui eux croient à cette histoire de réchauffement climatique pensent que le véhicule électrique fait partie des éléments de solution pour sauver la planète (J'ai toujours pensé que c'était hypocrite de vouloir sauver la planète puisque, dans le fond, c'est l'humanité qu'on veut sauver, la planète étant bien capable de se débarasser de nous si on abuse - c'est un autre sujet.). Quelle belle conjoncture pour le véhicule électrique aux États-Unis!

Et vous voulez que je vous dise? Je pense que nous allons nous faire damer le pion par les États-uniens dans le domaine du véhicule électrique. À mon humble avis, c'est dans les années 90 qu'il fallait développer la vision et agir. Aujourd'hui, nos actions seront des actions de rattrapage, nos actions seront des réactions. On va arriver à faire quelque chose de bien, mais ça ne sera pas collectivement excellent... ça ne peut déjà plus être excellent. Je serai très heureux de m'être trompé! Allez, chère équipe Phoebus, faites-moi mentir!

Billet publié le mercredi 15 juillet 2009, sous la rubrique Énergie électrique.

La place du VHDL

Nous avons eu une belle réflexion dans mon département à propos de la place du VHDL dans notre programme de baccalauréat en génie électrique.

D'une part, il est indéniable que tout ingénieur qui se veut sérieux en conception de systèmes numériques doit connaître le VHDL qui est le principal outil pour travailler sur FPGA. D'autre part, certains étudiants nous soulignent que des employeurs de stage mentionnent la pertinence de connaître le VHDL. Il m'apparaît clair que le VHDL doit faire partie de notre curriculum.

Le problème consiste alors à trouver une place pour le VHDL dans un programme déjà très lourdement chargé. Nous avons mis le doigt sur deux endroits. Le premier endroit est la session S2 (première année), où l'introduction aux circuits logiques est faite. Cette introduction est divisée en une introduction aux circuits de logique combinatoire, suivie d'une introduction aux circuits de logique séquentielle. C'est dans la partie de logique séquentielle que le VHDL pourrait être présenté pour une première fois. L'inconvénient est que le VHDL se prête moins à un effort pédagogique en circuits logiques qu'une entrée de circuits sous forme graphique telle que nous le faisons actuellement.

Le deuxième endroit est la session S5 (deuxième année) dont le thème est les systèmes numériques. Cette session est très chargée et il n'est pas évident qu'on pourra y insérer le VHDL. C'est à suivre donc. Néanmoins, l'idée serait de faire en sorte que les étudiants, alors plongés dans une session de traitement numérique de signaux, puissent avoir l'opportunité de mettre à main à la pâte tant avec processeur DSP qu'avec FPGA.

Billet publié le mardi 14 juillet 2009, sous la rubrique Systèmes numériques.

L'homme symbiotique, précurseur du blogue?

Je suis en train de lire le livre "Pourquoi bloguer dans un contexte d'affaires". Je trouve ce livre fantastique. Je ne suis qu'un débutant dans la blogosphère et j'ai certainement une bonne période d'adaptation à passer avant de me sentir à l'aise. Ce que j'aime de ce livre, c'est que j'y trouve plein de bonnes raison de bloguer. Si ces promesses se concrétisent, ça en aura valu la chandelle.

Je me rends compte que nous ne sommes pas tous ouverts à l'idée d'exploiter un blogue dans la perspective de faire évoluer nos habitudes de travail. Ah la nouveauté fait parfois peur et c'est on aime rester dans une zone de confort. J'espère que mes efforts et, surtout, mes résultats finiront pas inciter mes collègues à sauter dans le train.

Je me suis souvenu que, il y a une quinzaine d'années, j'avais été très marqué par ma lecture du livre "L'homme symbiotique" de Joël de Rosnay. Si je me souviens bien, il traitait du prochain stade de l'évolution où l'humanité entière se transforme en un immense cerveau planétaire. N'est-ce pas ce que nous faisons avec nos blogues? Chacun de nous devient un neurone de ce cerveau et réagit en fonction des stimulations que nous recevons. Ah que c'est agréable de se souvenir de ces lectures lointaines!

Billet publié le lundi 13 juillet 2009, sous la rubrique Internet.

Un dimanche comme je les aime

Aujourd'hui, ce fut un dimanche comme je les aime. Ce n'était pas parfait, mais c'était quand même très agréable.

Je dis que ce n'était pas parfait puisqu'Anie m'a poussé hors du lit à 5h pour que je m'occupe de Sophie. Je suis allé lui remettre sa suce (à Sophie, pas à Anie) et je suis retourné me coucher, me croisant les doigts pour qu'elle se rendorme. Elle s'est rendue jusqu'à 6h, heure à laquelle Anie m'a encore poussé hors du lit pour que je m'occupe de Sophie. C'eût été parfait si Sophie avait dormi jusqu'à, disons, 9h...

En prenant le petit déjeuner, j'ai vu, à RDI weekend, une entrevue avec le docteur Jacques Papillon, propriétaire du vignoble Domaine des Côtes d'Ardoise. Franchement, je félicite le Dr. Papillon pour son initiative Nature & création. Dr. Papillon expliquait que les sculpteurs qui font de grandes pièces ont bien peu d'endroits pour exposer leurs œuvres. C'est ainsi qu'il a ouvert son vignoble pour les recevoir. Je n'ai jamais goûté au vin du Domaine des Côtes d'Ardoise et je n'ai pas encore vu les œuvres exposées (on en voit quelques-unes lorsqu'on passe sur la route 202 néanmoins). Je me promets de goûter et de voir cet été.

Je me suis installé sur la terrasse pour travailler un brin sur mon ordinateur. Oh surprise, j'avais un message de Facebook m'indiquant que mon père voulait devenir mon ami. Je me suis empressé d'accepter l'invitation, tout surpris de voir mon père dans ce système. Je suis même allé écrire sur son "wall": Oh crap, my father is on Facebook... :)

C'était frisquet sur la terrasse. Il faisait 16 degrés Celsius. Réchauffement climatique qu'ils disaient? Il m'a fallu une petite laine pour être à l'aise sur la terrasse, un 12 juillet.

Valérie est toujours aussi contente d'avoir ses deux chats Cassis et Gaufrette. Elle nous a fait une belle perle en s'exclamant "Cassis ronsonne!".

Valérie, Cassis et moi avons désherbé nos deux jardins. Les radis plantés la semaine dernière sont sortis. Les pommes de terre que nous avons plantées tardivement sont maintenant très bien levées. J'ai abandonné ma rangée de tournesols pour cette année - les mauvaises herbes ont beaucoup trop pris le dessus pour que je m'y attaque. Valérie était vraiment mignonne. Elle travaillait très fort pour désherber et Cassis était sans cesse autour d'elle. J'en garde des images magnifiques.

Et j'ai alterné travail sur ordinateur sur la terrasse, avec un bon café chaud, et travail sur notre propriété. Sur l'ordinateur, j'ai poursuivi le développement de mon petit CMS maison. D'ailleurs, la page que vous lisez actuellement a été générée par ce CMS. C'est fonctionnel mais il y a encore beaucoup de travail avant de pouvoir déclarer que c'est terminé.

Nous nous sommes faits des hamburgers sur le barbecue pour dîner. Et pendant tout l'après-midi, nous avons visité le magnifique Zoo de Granby. Étant membres, nous pouvons nous y promener quand bon nous semble. Nous sommes toujours émerveillés de voir ces animaux - zèbres, rhinocéros, lions, éléphants, girafes, etc... - et surtout contents d'avoir tout ça à proximité de chez nous. Nous avons même eu le privilège de voir les deux grosse tortues en train de s'accoupler... C'était torride! :) Et Félix a participé à un jeu d'adresse (basketball) et il s'est mérité un beau toutou (ça lui a coûté 3$). Sophie a fait toute la visite dans un sac à dos que je portais alors que Valérie a marché. Elle s'est endormie lors du trajet du retour, épuisée par cette longue marche.

De retour à la maison, Cassis et Gaufrette nous attendaient sur le patio. Anie s'est empressée de nous préparer une excellent souper. Elle nous a fait des pâtes avec proscuitto, fromage mascarpone et roquette que je suis allé cueillir dans notre jardin. Le dessert aussi avait le mascarpone à l'honneur. C'était un excellent pudding au chocolat à base de mascarpone avec de l'amaretto, servi avec crème fouettée et fraises. MIAM!

Et nous venons de coucher les filles et Félix surfe dans sa chambre. Je prends quelques minutes pour écrire ce billet sur mon nouveau CMS et je vais monter me reposer très bientôt. Je sens que la semaine sera ardue au travail et une petite soirée du dimanche bien tranquille est fort agréable dans ce contexte.

Bref, c'est un dimanche de petite vie. C'est comme ça que je les aime. J'ai passé une magnifique journée avec ma famille que j'aime plus que tout au monde. J'ai eu le privilège de créer sur ordinateur et j'ai eu aussi l'opportunité de jardiner. J'ai pu admirer des animaux de partout dans le monde. J'ai un toit, de la nourriture, de l'amour, des projets, de quoi ai-je besoin de plus? Sur le comptoir de la cuisine traîne le journal La Presse d'hier. À la une, on y voit une photo de Michael Jackson. Assurément, il aurait pu se payer plusieurs centaines de fois un certain projet qu'Anie et moi sommes en train de travailler à réaliser. Néanmoins, je n'échangerais pas mon petit dimanche contre sa fortune.

Billet publié le dimanche 12 juillet 2009, sous la rubrique Vie de famille.

Cassis et Gaufrette

Nous voici avec deux nouveaux membres dans la famille. Nous avons rapporté deux petits chats de la ferme. Ils se nomment "Cassis" et "Gaufrette" et ils sont noirs et blancs. Ils sont des descendants de "Zelda", la chatte de Félix qu'il avait fallu aller porter à la ferme puisque Félix a eu une réaction allergique.

Parlant d'allergies, il est absolument hors de question que Cassis et Gaufrette entrent dans la maison. Ils (ce sont peut-être des elles?) resteront dans l'atelier.

Ce matin, Valérie s'est levée très tôt (5h), excitée de voir comment Cassis et Gaufrette avaient passé la nuit. Ils ont survécu et semblent déjà s'habituer à leurs nouveaux quartiers.

Ah ce qu'on ne ferait pas pour rendre nos enfants heureux!

Billet publié le samedi 11 juillet 2009, sous la rubrique Vie de famille.

Homei Bistro - Dunham

J'ai découvert un excellent restaurant hier soir à Dunham: Homei Bistro. C'est un café d'inspiration asiatique. L'endroit est très agréable et il y a une belle terrasse tranquille pour manger à l'extérieur. Le menu est simple mais bien intéressant. Ils y servent plusieurs vins produits dans les environs dont les merveilleux vins du Domaine du Ridge.

Pour le repas, j'ai pris la soupe au porc et les côtes levées de porc... J'étais tout porc donc! Les côtes levées étaient servies avec une savoureuse salade de chou - il y avait certainement des épices asiatiques là-dedans - et avec des frites/mayonnaise. Nous (Anie, Denis et moi) avons dégusté une bonne bouteille de rosé Champs de Florence. J'ai pris le mille-feuilles au citron pour dessert. MIAM!

Billet publié le vendredi 10 juillet 2009, sous la rubrique Bonne bouffe/bon vin.

Dossier patient électronique

Le Centre universitaire de santé McGill a récemment mis en oeuvre une version bêta d'un système de dossier patient électronique utilisant le Web, tel que le rapporte Mediacaster. Curieux, je me suis précipité pour m'inscrire. Voilà toutefois le message que j'ai reçu en guise de courriel d'activation de mon compte après avoir entré mes informations de contact:

Greetings,

Although your MedforYou account has been successfully created, we cannot activate it at this time. We are still conducting closed tests with the web site to make sure it will deliver the rich environment you expect to help you manage all your health matters. Once MedforYou is officially online, we will email you the information required to activate your account.

Thank you for registering on MedforYou.

The MedforYou Team

Alors je ne ferai pas partie des premiers chanceux qui pourront essayer ce service. J'attends avec impatience que mon compte soit activé.

J'imagine que les considérations de sécurité de l'information doivent être au coeur de ce système. Je suis vraiment curieux de savoir dans quelle mesure le système est sécure. Ça doit être dans le "state of the art"... mais l'est-ce vraiment?

Billet publié le jeudi 9 juillet 2009, sous la rubrique Technologie en général.

"Pee Power"

Oh Boy! Des chercheurs croient qu'il soit possible d'utiliser de l'urine comme source d'énergie. Si je comprends bien, il sera moins énergivore d'extraire l'hydrogène de l'urine que d'extraire l'hydrogène de l'eau pour ensuite utiliser cet hydrogène dans une pile à combustible.

Billet publié le mercredi 8 juillet 2009, sous la rubrique Technologie en général.

La puissance de la visualisation de données

Il y a plusieurs années, voire plusieurs décennies, que je porte une attention particulière à la puissance de la visualisation de données. Il m'est arrivé, à plusieurs reprises, que j'aie pu effectuer une progression considérable dans un problème de recherche à partir du moment où je me suis donné les outils pour voir les données du problème d'une autre façon ou pour simplement les voir (dans certains problèmes, on navigue littéralement dans le noir, sans vraiment voir où on va, sur la seule base du modèle mental, souvent erroné ou incomplet, que l'on a du problème).

Et même dans ma vie personnelle, je travaille régulièrement sur des petites feuilles de calcul qui me permettent de suivre ma progression. Par exemple, si j'ai un peu de poids à perdre, ça pourrait m'arriver de noter mes progrès dans une feuille de calcul pour pouvoir apprécier les résultats. Ça fait bien rigoler mon épouse qui trouve que je suis bien trop ingénieur!

Voilà un article qui traite d'un système de récolte de données personnelles mis au point par Nike. Je comprends totalement à quel point les informations récoltées sont utiles tant à l'utilisateur qu'au fabricant. C'est une belle réalisation!

Billet publié le mardi 7 juillet 2009, sous la rubrique Technologie en général.

"Focus on coming up with good questions"

Voilà un extrait d'un livre de Jim Collins que j'ai trouvé sur BusinessWeek.

In Autumn 2004, I received a phone call from Frances Hesselbein, founding president of the Leader to Leader Institute.

"The Conference Board and the Leader to Leader Institute would like you to come to West Point to lead a discussion with some great students," she said.

"And who are the students?" I asked, envisioning perhaps a group of cadets.

"Twelve U.S. Army generals, 12 CEOs, and 12 social sector leaders," explained Hesselbein. "They'll be sitting in groups of six, two from each sector—military, business, social—and they'll really want to dialogue about the topic."

"And what's the topic?"

"Oh, it's a good one. I think you'll really like it." She paused. "America."

America? What could I possibly teach this esteemed group about America? Then I remembered what one of my mentors, Bill Lazier, told me about effective teaching: Don't try to come up with the right answers; focus on coming up with good questions.

VOILÀ! C'est exactement ce que nous faisons dans mon département, avec notre méthode pédagogique d'Apprentissage par Problèmes et par Projets en Ingénierie (APPI).

Billet publié le mardi 7 juillet 2009, sous la rubrique Pédagogie.

Importance de la fiabilité de l'alimentation électrique

Rackspace, qui offre certains services de téléinformatique, a subi une panne d'énergie électrique le 29 juin dernier. En conséquence, cette perte pourrait faire en sorte que la compagnie crédite entre 2,5M$US et 3,5M$US de services à ses clients. Voilà l'article.

Billet publié le mardi 7 juillet 2009, sous la rubrique Énergie électrique.

Utilisation de l'USB avec les systèmes embarqués

Il existe plusieurs options pour l'utilisation de l'USB dans les systèmes embarqués:

  • Relation master-slave unique
  • Multiplexage de plusieurs canaux USB dans un même canal USB dans une relation master-slave unique
  • Faire voir le système embarqué comme un disque externe
  • Faire de l'Ethernet over USB grâce au Remote Network Driver Interface Specification
  • Faire en sorte qu'un système embarqué est vu comme plusieurs systèmes indépendants par le master
  • Utiliser une clé USB pour le transfert de données entre système embarqué et système informatique
  • Utiliser le système embarqué comme master pour le contrôle de périphériques en entrée et en sortie

Plus d'informations sont disponibles dans cet article.

Billet publié le lundi 6 juillet 2009, sous la rubrique Systèmes embarqués.

Le plaisir du jardinage

Aujourd'hui, Anie, Valérie et moi avons travaillé dans nos deux jardins. J'ai fait beaucoup de désherbage. Nous avons récolté des épinards, de la roquette et des radis. Ce fut une très bonne salade pour le dîner!

Je me disais que j'étais plutôt fier d'être capable de contribuer directement à la nourriture que consomme ma famille. À notre époque, nous dépendons beaucoup de l'industrie alimentaire pour nos besoins. Compte tenu de ce découplage, nous n'avons plus vraiment conscience de ce que ça implique que de produire la nourriture dont nous avons besoin.

Et en enlevant quelques mauvaises herbes (les bouddhistes diront qu'ils n'y a pas de mauvaises herbes...), je me suis même surpris à rêver que je pourrais élever quelques poules, un ou deux cochons et, pourquoi pas, des petits moutons. Ah mais ce n'est qu'un rêve! C'est beaucoup trop accaparant les petites bêtes. Vive le jardin. Suffit de le désherber et il ne mourra pas de faim si on quitte pour quelques jours.

De passage au vignoble Domaine du Ridge, j'ai eu l'opportunité d'y déguster les produits de la ferme de wapitis Val-Grand-Bois. J'ai acheté deux steaks et un pot de 110 ml de chutney d'airelles et pommes. OK, ce n'est pas moi qui ai élevé ces wapitis, mais c'est quand même plus proche que si j'avais acheté ces steaks à l'épicerie.

Billet publié le dimanche 5 juillet 2009, sous la rubrique Jardin.

Bienvenue sur mon nouveau site Web!

Je me suis finalement décidé à prendre mon adresse www.alainhoule.ca. Plusieurs disent qu'avec l'avènement du Web 2.0, on est personne si on n'est pas en ligne. Alors je plonge, d'autant plus qu'étant dans le domaine de l'éducation et de la recherche en génie électrique et en génie informatique, je soupçonne que c'est un moyen de communication qui possède un bon potentiel pour moi. J'espère que j'arriverai à entretenir convenablement ce site et que vous aurez assez d'intérêt pour le visiter régulièrement.

Billet publié le samedi 4 juillet 2009, sous la rubrique Internet.